Bruxelles 01/04/2025 10:10 (BELGA)
Une guerre commerciale serait une mauvaise chose pour la Flandre, reconnaît le ministre-président flamand, Matthias Diependaele, en se gardant toutefois de dramatiser les conséquences.
« Nous sommes une économie résiliente et nous pouvons faire beaucoup pour limiter l’impact au maximum », a-t-il fait remarquer sur les ondes de Radio 1.
Selon lui, la Flandre dispose des réserves nécessaires pour absorber un choc.
Selon De Morgen, la hausse des droits de douane annoncée par le président américain Donald Trump coûtera à l’économie flamande un demi-milliard d’euros par an.
Une estimation confirmée par le ministre-président : ces chiffres correspondraient à la valeur des nouveaux prélèvements américains mais ils restent difficiles à établir en raison des imprécisions qui demeurent sur les projets de l’administration américaine.
Les secteurs les plus touchés seraient la pharmacie, la chimie et l’automobile.
Même si la production automobile en tant que telle a sérieusement diminué au cours du temps en Flandre, celle-ci fournit encore de nombreuses entreprises du secteur.
Au sein de l’agence flamande du commerce extérieur Flanders Investment & Trade (FIT), une cellule a été mise en place pour aider les entreprises qui seraient touchées.
Le ministre-président veut toutefois garder la tête froide. La Flandre a finalement pu limiter les effets du Brexit en accompagnant et en soutenant les secteurs concernés.
La guerre commerciale qui s’annonce peut également constituer une opportunité, juge le ministre N-VA : l’Europe et la Flandre devront trouver de nouveaux marchés et l’UE devra lever les obstacles internes qui subsistent au sein du marché européen.
« On peut encore trouver beaucoup de croissance économique », a-t-il assuré.