Bruxelles 02/04/2025 05:35 (BELGA)
Le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS), rattaché à la Défense, veut doubler son personnel d’ici 2040, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, ressort-il de son rapport annuel publié mercredi.
Même si un accord définitif n’est pas encore intervenu au sujet du budget militaire de la Belgique, le ministre de la Défense Théo Francken (N-VA) a fait part de sa volonté de l’augmenter très rapidement à 2% du produit intérieur brut (PIB).
Une augmentation qui devrait aussi bénéficier au SGRS qui compte actuellement un millier de personnes environ (les chiffres précis sont confidentiels, ndlr).
« Je voudrais doubler nos effectifs à l’horizon 2040. C’est très ambitieux », souligne le chef du SGRS, le général-major Stéphane Dutron auprès de Belga.
« Mais cela me semble nécessaire pour poursuivre le développement des différentes entités de notre organisation. »
Un recrutement d’autant plus nécessaire que les tensions croissantes sur la scène internationale ont également un impact sur la sécurité de la Belgique.
« La plupart des affrontements régionaux ont bien entendu des répercussions en Europe et en Belgique. Ceci se traduit notamment par une montée préoccupante de l’antisémitisme et de la radicalisation et, en conséquence, par un travail accru pour les services de renseignement et de sécurité », explique Stéphane Dutron.
« Le niveau de la menace, entre autres en ce qui concerne l’espionnage et l’ingérence a continué à progresser, induisant la prise de mesures ciblées afin de tenter de les contrer. »
Des campagnes de recrutement sont en cours et, selon M. Dutron, « nous pouvons recruter du personnel dans tous les secteurs de l’organisation. »
Le SGRS fait également face à des limites, notamment en termes d’espaces disponibles. « Nous devons aussi pouvoir former et loger des gens », précise son chef.