Paris 31/03/2025 12:11 (AFP/BELGA)

Inéligible tout de suite, ou pas? Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics lundi par le tribunal de Paris, qui poursuivait la lecture de son jugement, décisif pour l’avenir politique de la cheffe de file de l’extrême droite.

La présidente Bénédicte de Perthuis a débuté la lecture de son jugement vers 10H20 – la lecture devrait durer au moins deux heures – et ne s’est pas encore prononcée sur une peine d’inéligibilité.

Cette peine d’inéligibilité est attendue car elle est obligatoire pour le détournement de fonds publics (le délit reproché à Marine Le Pen), mais l’exécution provisoire l’est beaucoup moins.

Devant Marine Le Pen, assise en veste bleue au premier rang, aux côtés notamment du vice-président du parti Louis Aliot, le tribunal a rapidement annoncé que les neuf eurodéputés poursuivis étaient coupables de détournement de fonds publics, et les douze assistants coupables de recel.

Parmi ces derniers, on retrouve notamment le comptable belge Charles Van Houtte, à l’encontre duquel une relaxe partielle a été prononcée.

Ils ont signé des « contrats fictifs » et il y a bien eu l’existence d’un « système » au sein du parti, a déclaré la présidente Bénédicte de Perthuis.

« Il a été établi que toutes ces personnes travaillaient en réalité pour le parti, que leur député ne leur avait confié aucune tâche », qu’ils « passaient d’un député à l’autre », a-t-elle détaillé.

« Il ne s’agissait pas de mutualiser le travail des assistants mais plutôt de mutualiser les enveloppes des députés », a-t-elle poursuivi.

« Que les choses soient claires: personne n’est jugé pour avoir fait de la politique, c’est pas le sujet. La question, c’était de savoir si les contrats ont reçu une exécution ou pas », a déclaré la magistrate.

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